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(feunnar) a walk among the graves

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Fergus Ziegler
fonda ≡ master of puppets
votre arrivée : 03/07/2016
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MessageSujet: (feunnar) a walk among the graves Dim 17 Juil - 19:16

a walk among the graves
I don't remember one moment I tried to forget I lost myself yet I'm better not sad Now I'm closer to the edge
Les échos de la mort qui résonne dans le crâne, les rancœurs au fond du corps alors qu’il écoute les mots vides, les serments sans importance. La mort affreuse. La mort hideuse. La mort causée par un autre, il le sait. Cette sensation qui bouffe de l’intérieur et la peine qui ronge, la peine qui accentue la folie, la maladie. Les mains qui tremblent un peu alors qu’il les enfonce dans le fond des poches, qu’il les cache à la vue. Les mains fragiles, l’esprit malade qu’il n’accepte pas. Les morts pour le rendre fou. Les souffles dans le cou. Les voix dans le crâne qui semblent trop réelles.
Le regard braqué sur le cercueil, sur la terre qui se percute contre le bois, le souffle qui vacille. Cette impression de la présence dans son dos. Qu’il se calme. Les symptômes qu’il ne contrôle pas bien. La mort de la sœur qui se percute au crâne. La faute sur un autre. La faute sur celui qu’elle aimait, sur celui qu’il détestait. L’accident. Il n’a pas lu lui dire au revoir, lui dire adieu.
La terre qui tombe sur le bois. L’écho dans le crâne et les voix qui soufflent des conneries, des folies. Les voix qui se font persistantes. Les mains tremblantes. Les mains qu’il calme. Les voix qu’il tente d’ignorer, mais qui se font étouffantes. Les mots en échos, les éloges fades parce qu’ils ne savent pas. Ils ne savent pas la vraie valeur. Styx sait. Styx sait plus. Parce qu’il faisait partit des siens. De sa famille.

La foule qui se dissipe et la vision qui se percute. Cette impression de déjà-vu. C’est elle qu’il voit, normalement. Là. C’est autrement. C’est lui. Le mort. L’enterrer. Il est là. Le regard fixé sur lui. Le palpitant qui s’emporte. Il pointe, le doigt accusateur. L’homme. Plus loin. Le regard vide. Le regard vide de cette peine qu’il aurait dû ressentir. Le frère. Il pense. Les doutes dans sa caboche. Le regard qui se détourne de lui. Qui observe le frère. Qui observe l’homme. Le doute dans son crâne, parce que les voix lui soufflent de s’approcher, de l’accuser. Parce que les visions semblent trop réelles et qu’il a du mal à se décrocher de cette fausse réalité. Le myocarde trop rapide. Le sang qui afflux trop vite. Le calme qu’il doit reprendre. La crise qu’il doit éviter, mais les sensations qui dérangent. Le petit pot de médicament qu’il sort de la poche, la drogue, la dépendance pour la maladie, pour la folie. Héritage maudit.
Ils partent. Que lui. Que les deux figés dans le sol. Il y a dans l’air cette impression étrange, celle des mensonges, celle des soupçons. Un pas. Un pas pour se rapprocher. Le corps calmé, le tremblement disparu, mais les voix qui ne cessent pas. Pas encore. C’est trop tôt surement. La crise qui risque d’arriver. Dans les prochains jours. Il ne sait pas. Il doit le voir lui. Son bras droit. Sa moitié.
Un pas. Il s’approche. Les mains qu’il enfonce au fond des poches. Une fois de plus. Ce besoin incessant de savoir, de contrôler, de devenir. Ce besoin de pouvoir mettre la faute sur un autre pour ne pas ressentir la culpabilité. « Tu le connaissais? Ton visage m’est familier, on s’est déjà croisé?» Pas de politesse. Que les mots qu’il envoie valser, que les mots qu’il envoie balader. La voix dans son crâne. La folie. Le regard qui s’enfonce dans les siens. La tension. Les doutes qui s’installent. La femme disparue, la femme perdue et les corps à prendre, les attirances passagères. Mais le cœur qui bat de trop, la tension qui rond fou, mais le visage qui reste neutre. Il ne comprend pas. Il ne contrôle pas.


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tainted love
now I know I've got to run away I've got to. get away. you don't really want anymore from me to make things right you need someone to hold you tight. you think love is to pray. i'm sorry I don't pray that way. byfantasy
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Gunnar Kennedy
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MessageSujet: Re: (feunnar) a walk among the graves Lun 25 Juil - 21:22

a walk among the graves
mettre une citation, des paroles, comme vous préférez. mettre une citation, des paroles, comme vous préférez. mettre une citation, des paroles, comme vous préférez.
C'est un songe, grisâtre, bétonné. Cette ville aura sa peau, il le sait, il en est persuadé. Mais aujourd'hui, ce n'est pas lui qui s’enfonce six pieds sous terre. Un frisson le parcoure, tandis que les yeux dans le vague, il balaye d'un regard, d'un seul, les visages fermés, la foule amassé autour du trou. Ses mains sont enfoncés dans son blouson. Il n'y a ni regret, ni crainte dans son cœur.

Il a passé les derniers jours à essayer d'arrêter d'y penser : la voix qui s’élève, le corps fracassé sur le ciment. Ses nuits, il les passe dans les bras d'une anonyme quelconque, l'esprit bercé par les substances exotiques. Il pense à elle, à cette solitude qu'elle devra bientôt enduré. Il y pense à lui, Abel dans le cercueil, froid, la vie parfaite qu'il a prise bien trop tôt. La descente sera brutale. Il le sait du fond de ses tripes. L’atterrissage... il ne veut même pas y penser. Ni regret, ni amertume. Voilà ce qu'il veut penser, lui le grand méchant de l'histoire. Peut-être que c'est en voyant cette seule valeur qui lui restait, la famille, s'enfoncer en même temps que le cercueil qu'il perd un peu de ce qu'il avait voulu toujours être. Il est là son point de non retour.  

Silencieux, il regarde la marche des pantins. Les sincères versent quelques larmes, les hypocrites aussi mais ça se sent. La veuve discrète chuchote quelques mots à l'adresse de la surface de bois. Des aveux peut-être ? Qui arrivent bien trop tard. La cérémonie passe si rapidement. Bien vite, l'homme se retrouve livré à ses tourments. Quelques audacieux vinrent lui adresser une parole de soutien. Il les repousse. On met ça sur le compte du chagrin, certainement pas de la culpabilité. Peut-être qu'au fond Gunnar aurait aimé se faire choper, être mené à la douce délivrance. Quel homme ne songe pas à la mort, les bras tendues, l'accueillant en son sein en une pareille heure ? Ce type, il ne le connaissait pas si bien que ça, c'était que quelques brins d'ADN qui les liaient. Rien de plus. La gentillesse de ce frère perdu, jamais connu, lui filait la gerbe.

Les quelques mots prononcés par l'inconnu l'arrachent  ses pensées. « Peut-être. J'en sais rien. » Merde qu'on lui foute la paix, une bonne fois pour toute. La réponse lui arrache ses dernières forces. « Gunnar Kennedy. Frère du défunt. » Les mots sont artificiels. Il les mâche, les répète encore et encore. L'Autre lui ressemblait aussi. Un peu trop malheureusement. Peut-être que c'est ça. Mêmes gueules, vies si différentes pourtant. La bête le jauge, plante son regard dans celui de l'inconnu. Sauvage ce type, bien trop sauvage, se répète-t-on la plupart du temps. Et si il le connaissait. Pas question d'en parler. Puis, y a de la lassitude. Toujours devoir expliquer cette situation si inhabituel. Cette mort c'est une délivrance d'une certaine façon. Le voici coupé d'un monde qu'il n'avait jamais réellement compris, et qui n'avait jamais réussis à le comprendre.

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Early one mornin' while makin' the rounds I took a shot of cocaine and I shot my woman down. I went right home and I went to bed, I stuck that lovin' .44 beneath my head. Got up next mornin' and I grabbed that gun, took a shot of cocaine and away I run. — Johnny Cash.

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Fergus Ziegler
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MessageSujet: Re: (feunnar) a walk among the graves Lun 1 Aoû - 0:56

a walk among the graves
I don't remember one moment I tried to forget I lost myself yet I'm better not sad Now I'm closer to the edge
Elle le montre du doigt. Elle pointe. Elle attire. Il sent le souffle venir s’échouer sur la nuque, venir lui donner froid dans le dos. Il ne sait pas pourquoi. Qu’est-ce qu’elle veut lui montrer. Il cherche surement un coupable, parce que la peine le ronge, parce qu’il ne contrôle pas la peine. Un autre de plus à perdre. Il déteste ça. Perdre. Ceux qu’il aime. Cette impression qu’ils filent entre les doigts, que le sable est trop fin, qu’il ne sait pas l’enfermer entre les phalanges.
Il s’approche. Les autres qui parent. La cérémonie terminée. Les pleurs qu’il n’en peut plus d’entendre. « Peut-être. J'en sais rien. » La voix qui résonne dans le crâne. Il n’a plus envie de la voir. Il n’a plus envie de l’entendre. La crise qu’il n’a pas envie de ressentir. Pas encore. La panique qu’il tente de refouler. Les cachets qui pourront le calmer. Ce quelque chose qui anime le corps, qui demande plus. Ce besoin de savoir. Ce besoin de comprendre les signes, de savoir pourquoi elle le mène vers lui. Lui. Lui et ce regard sombre. Lui et ce regard qui se heurte au sien. Lui et ce regard étrange. Les doutes qui rongent. Les doutes qui se percutent à la caboche et le silence qu’il laisse traîner, imposé.

« Gunnar Kennedy. Frère du défunt. » Les iris qui sondent. Les billes océans qui glissent sur les traits. Le visage qui lui ressemble, les traits qu’il aurait dû deviner. Non. Il ne sait pas. Pourquoi elle lui montre le chemin. Qu’une folie de plus surement. Qu’une connerie de plus. Les cachets qui clament les tremblements alors que les mains se retirent du fond des poches. Un pas de plus. Un pas pour s’approcher. Les doutes infondés. Le besoin de savoir, de comprendre les signes, mais il ne peut pas poser les questions, il ne peut pas demander sans raison. « Je me disais qu’il y avait une ressemblance.» Il n’est pas fou. Il ne veut pas être fou, mais il sait que c’est le cas. Que la maladie le tue. Que la maladie le ronge. Que la maladie ne quitte pas la caboche et que les rechutes ne cessent d’apparaître. Il a besoin de lui. Jaxon.
Un pas de plus, la distance qu’il réduit, dans l’antre de l’autre, dans l’espace. Il s’en fou Fergus. Les yeux qui se confrontent pendant un moment. Le regard qui sonde. Les soupçons étranges, les goûts amers dans la gueule du loup. « Si je te payais un verre?» Plus de politesse. Que les mots qu’il envoie balader. Que les mots qu’il lance. Il a envie de savoir. Il a envie de rester. Cette étrange sensation dans le corps. Cette attirance pour les hommes qui ne le prend pas souvent, mais les traits plaisants, le corps tentant. Le masque sur le visage. Les émotions qu’il sait manier, mais les voix qui résonnent encore dans la caboche. Les cachets qui devraient finir par les taire, par les enterrer. « Je connaissais bien ton frère.» Il n’a pas envie de dire plus. Il n’a pas envie de s’étaler. Il n’aime pas parler de lui. Il n’aime pas parler des sentiments. Lui et le masque. Lui et des autres qu’il se cache. Les mensonges au visage, les mensonges qu’il manie depuis des années.

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